Au Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye s’est exprimé vendredi au palais de la République, à l’occasion de la remise des cahiers de doléances des centrales syndicales. Il a fait part de sa satisfaction pour certains accords récents tout en rappelant avec fermeté la nécessité de respecter la trêve sociale.
Si le président a reconnu les progrès accomplis et noté les tensions résiduelles dans certains secteurs, son message le plus catégorique a porté sur l’impératif de préserver la trêve sociale, une ligne rouge clairement tracée aux centrales syndicales. « Le respect de la trêve sociale constitue une exigence majeure de crédibilité de notre engagement collectif et une condition indispensable à la consolidation d’un climat social durablement apaisé », a martelé Bassirou Diomaye Faye.
Selon lui, le Pacte national de stabilité sociale, signé par l’ensemble des partenaires, prévoit une trêve d’une durée de trois ans, « librement consentie par l’ensemble des parties ». Une trêve que le président n’entend pas voir bafouer.
Le président Bassirou Diomaye Faye a toutefois tenu à souligner les motifs de satisfaction, en particulier l’accord signé le 16 avril 2026 entre le gouvernement et les syndicats du secteur de l’éducation et de la formation. Il a salué « la conduite diligente et concertée » des négociations, preuve, selon lui, que le dialogue social peut produire des résultats concrets quand chacun joue le jeu.

