Placé dans le groupe C, le Brésil bénéficie néanmoins d’un tirage relativement favorable. Sur le papier, seul le Maroc semble en mesure de lui disputer la première place. Une situation qui pourrait permettre aux hommes de Carlo Ancelotti de gagner progressivement en confiance avant les rencontres à élimination directe.
Depuis son élimination en quarts de finale de la Coupe du monde 2022 face à la Croatie, le géant sud-américain traverse une période d’instabilité. Le départ de Tite a ouvert une phase de transition avec plusieurs changements sur le banc. Fernando Diniz, Dorival Júnior puis Carlo Ancelotti se sont succédé sans parvenir à redonner immédiatement tout son éclat à la sélection auriverde.
Les résultats récents sont l’image de ces difficultés. Éliminé prématurément de la Copa América 2024 et seulement cinquième des qualifications sud-américaines, le Brésil a souvent donné l’impression de manquer de constance et de leaders capables de faire la différence dans les moments décisifs.
Cette situation contraste avec l’histoire d’un pays qui a toujours été associé à un football spectaculaire, créatif et porté par des talents exceptionnels. Aujourd’hui, les supporters peinent à retrouver cette identité qui a fait la renommée mondiale de la Seleção.
Dans ce contexte, le retour de Neymar constitue l’un des principaux sujets d’attention. À 34 ans, l’attaquant de Santos revient après plusieurs blessures qui ont freiné sa carrière ces dernières saisons. Même si son état physique soulève encore des interrogations, sa présence dans le groupe répond à une forte attente populaire.
Neymar demeure en effet l’un des rares joueurs capables d’apporter cette touche d’imprévisibilité qui a longtemps caractérisé le football brésilien. Aux côtés de Vinícius Júnior et Raphinha, il représente l’une des principales sources de créativité offensive de l’équipe.
Pour Carlo Ancelotti, ce Mondial représente un défi inédit. L’entraîneur italien, dont le palmarès en club est l’un des plus riches de l’histoire du football, dispute sa première Coupe du monde à la tête d’une sélection nationale. Malgré les interrogations qui entourent les performances du Brésil, la fédération lui a récemment renouvelé sa confiance en prolongeant son contrat jusqu’en 2030.
