L’Assemblée nationale du Bénin examinera ce vendredi 19 juin le projet de loi de finances rectificative pour la gestion 2026. Le texte, transmis par le gouvernement au Parlement au début du mois de juin, a franchi une étape importante ce mercredi avec son étude par la commission des Finances et des Échanges.
Réunis en séance plénière, les députés ont adopté à l’unanimité la procédure d’urgence sollicitée par treize parlementaires pour accélérer l’examen du dossier. À la suite de cette décision, la commission des Finances et des Échanges s’est immédiatement saisie du projet en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre délégué chargé du Budget, Rodrigue Chaou, et le ministre de l’Économie et des Finances, Nicolas Yénoussi.
Les travaux de la commission ont été rapidement bouclés et le rapport adopté, ouvrant ainsi la voie au débat et au vote en séance plénière prévus ce vendredi à partir de 10 heures.
Selon les données présentées, le budget rectifié de l’État pour 2026 s’élève à 4 086,620 milliards de francs CFA contre 3 783,984 milliards de francs CFA dans la loi de finances initiale, soit une hausse de 8 %.
Malgré cette révision à la hausse, les grandes orientations macroéconomiques demeurent inchangées. Le gouvernement maintient notamment un objectif de croissance économique de 7,5 %. Les dépenses de personnel enregistrent une baisse de 9,8 %, sans incidence sur les recrutements programmés ni sur les dépenses liées à l’acquisition de biens et services. Les dépenses d’investissement progressent quant à elles de 8,5 %, tandis que les recettes budgétaires augmentent de 2 %.
Ce collectif budgétaire vise principalement à renforcer plusieurs secteurs jugés prioritaires. Les ajustements annoncés concernent notamment la protection sociale, le développement du capital humain, l’éducation à travers les cantines scolaires, la sécurité intérieure, la santé, les infrastructures ainsi que le soutien à l’activité économique.
Le gouvernement justifie cette révision budgétaire par la restructuration de l’appareil gouvernemental intervenue après l’entrée en fonction du président de la République ainsi que par la prise en compte de nouvelles orientations stratégiques nécessitant une adaptation des objectifs fixés dans la loi de finances initiale.
Le vote attendu vendredi permettra de déterminer les moyens financiers qui accompagneront la mise en œuvre de ces nouvelles priorités gouvernementales pour le reste de l’exercice 2026.
