Les relations entre Donald Trump et Giorgia Meloni se sont tendues après des déclarations du locataire de la Maison-Blanche, prononcées en marge du sommet du G7.
Selon une retranscription publiée par la chaîne italienne La7, Donald Trump aurait affirmé que la cheffe du gouvernement italien lui avait demandé avec insistance de poser pour une photographie lors de la rencontre des dirigeants du G7. Ces propos ont rapidement provoqué une vive réaction à Rome.
Dans une vidéo diffusée le vendredi 19 juin sur le réseau social X, Giorgia Meloni a rejeté catégoriquement les affirmations du président américain. Elle a dénoncé des déclarations « totalement inventées » et s’est dite consternée par des propos qu’elle considère comme offensants pour l’Italie. « L’Italie et moi ne mendions jamais », a-t-elle déclaré.
Cette sortie publique marque un épisode inhabituel entre deux responsables politiques souvent présentés comme proches sur plusieurs sujets internationaux.
L’affaire a également suscité des réactions au sein du gouvernement italien. Guido Crosetto a pris la défense de Giorgia Meloni en affirmant qu’elle n’avait jamais eu besoin de solliciter une photographie auprès d’un dirigeant étranger. Il a salué son engagement dans la défense des intérêts italiens et européens.
De son côté, Antonio Tajani a annoncé l’annulation d’une visite prévue aux États-Unis les 21 et 22 juin. Il a justifié cette décision par les déclarations qu’il juge graves et offensantes à l’égard de la dirigeante italienne.
Cette controverse rappelle plusieurs différends ayant opposé Donald Trump à des dirigeants européens lors de son premier passage à la Maison-Blanche, notamment avec Emmanuel Macron et Angela Merkel sur les questions de défense, de commerce et de relations transatlantiques.
À ce stade, aucune réaction officielle de la Maison-Blanche n’a été enregistrée après la réponse de Giorgia Meloni. L’annulation du déplacement du chef de la diplomatie italienne constitue pour l’instant la principale conséquence diplomatique de cette polémique.
