Voici pourquoi cet homme souffre de violents maux de tête chaque fois qu’il regarde un film X

Un cas médical inhabituel a retenu l’attention de chercheurs indiens. Un homme de 24 ans a consulté des médecins après avoir souffert, durant plus de deux ans, de violents maux de tête qui apparaissaient quelques minutes seulement après le début du visionnage de vidéos pornographiques. Les médecins ont décrit cette observation dans la revue scientifique Archives of Sexual Behavior.

Selon le rapport, les douleurs débutaient environ cinq minutes après le lancement des vidéos et atteignaient leur intensité maximale entre huit et dix minutes plus tard. Les céphalées étaient si fortes que le jeune homme était contraint d’interrompre systématiquement le visionnage. Aucun autre symptôme, comme des nausées, des vomissements ou une sensibilité excessive au bruit, n’accompagnait ces crises.

Les examens médicaux réalisés n’ont révélé aucune anomalie. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) du cerveau s’est révélée normale, tout comme l’examen neurologique. Le patient ne présentait aucun antécédent médical susceptible d’expliquer ces douleurs, notamment de migraine, d’hypertension, de traumatisme crânien ou de maladie neurologique.

Les spécialistes ont également cherché à savoir si ces maux de tête apparaissaient lors de rapports sexuels ou d’autres situations d’excitation sexuelle. Le jeune homme a indiqué que les douleurs survenaient uniquement devant des contenus pornographiques. Afin d’éviter ces crises, il avait d’ailleurs cessé d’en regarder.

Les médecins estiment qu’il s’agit d’une forme particulière de céphalée liée à l’excitation sexuelle, également appelée céphalée coïtale. Habituellement, ce type de douleur apparaît pendant un rapport sexuel, au moment de l’orgasme ou juste après. Dans ce cas précis, la simple excitation provoquée par le visionnage des vidéos semblait suffire à déclencher les céphalées, sans qu’il y ait de rapport sexuel ni d’orgasme.

Pour soulager son problème, les médecins lui ont prescrit la prise de paracétamol et d’ibuprofène environ trente minutes avant l’exposition au facteur déclencheur. Le patient a indiqué que ce traitement réduisait nettement l’intensité des douleurs.

Les chercheurs rappellent que les céphalées liées à l’activité sexuelle restent rares et concernent environ 1 % de la population, principalement des hommes. Elles sont le plus souvent bénignes, mais peuvent parfois révéler une affection plus grave, comme un anévrisme ou une tumeur cérébrale. C’est pourquoi toute apparition brutale de maux de tête intenses dans ce contexte nécessite une évaluation médicale afin d’écarter une cause potentiellement dangereuse.

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