Avis aux amoureux : ce qu’il faut faire avant d’entrer dans le mariage

Le mariage demeure une institution profondément ancrée dans les traditions sociales, culturelles et religieuses. Mais face à l’évolution des défis sanitaires, le bilan prénuptial s’impose progressivement comme un outil de prévention essentiel. Longtemps perçu comme une démarche intrusive ou un signe de méfiance entre futurs époux, il est aujourd’hui considéré par de nombreux professionnels de santé comme un moyen de protéger le couple et les futurs enfants.

Le sujet est revenu au premier plan après plusieurs affaires ayant mis en lumière des transmissions volontaires du VIH, relançant le débat sur l’importance de connaître son état de santé avant de s’engager dans une vie commune. Au-delà du VIH, le bilan prénuptial permet également de dépister des infections comme l’hépatite B ou des maladies génétiques telles que la drépanocytose.

Le bilan prénuptial ne se limite pas à un seul test. Il regroupe plusieurs examens destinés à identifier des maladies infectieuses et des anomalies génétiques pouvant avoir des conséquences sur la santé des conjoints ou de leurs futurs enfants.

Les dépistages concernent notamment le VIH, les hépatites virales, la syphilis ainsi que certaines maladies héréditaires. Ces examens permettent d’adopter, lorsque cela est nécessaire, des mesures de prévention, de traitement ou d’accompagnement médical.

La drépanocytose, une maladie à anticiper

Très présente en Afrique de l’Ouest, la drépanocytose représente l’une des principales préoccupations du bilan prénuptial. La maladie est héréditaire et se transmet lorsque les deux parents sont porteurs du gène responsible.

Connaître le statut génétique de chacun ne constitue pas une interdiction de mariage, mais permet aux futurs époux d’être informés des risques et de bénéficier d’un conseil génétique avant de prendre leur décision.

Le dépistage du VIH, un levier de prévention

Le dépistage du VIH occupe également une place importante dans cette démarche. Réalisé de manière volontaire, il permet une prise en charge rapide en cas de résultat positif.

Les progrès thérapeutiques permettent aujourd’hui aux personnes vivant avec le VIH de suivre un traitement efficace réduisant la charge virale à un niveau indétectable. Dans ces conditions, le risque de transmission au partenaire devient extrêmement faible, tandis que les dispositifs de prévention permettent aussi de limiter fortement la transmission de la mère à l’enfant pendant la grossesse.

Le bilan prénuptial n’est pas obligatoire dans plusieurs pays africains, mais il est fortement recommandé par les professionnels de santé.

Les responsables religieux y voient généralement une démarche de responsabilité. Sans remettre en cause le droit au mariage, ils estiment qu’il est préférable que les futurs époux connaissent leur état de santé afin de bâtir leur union dans la transparence et d’éviter toute mise en danger de leur partenaire.

Informer plutôt que dissuader

Pour les spécialistes, l’objectif du bilan prénuptial n’est pas d’empêcher les mariages, mais de permettre aux futurs conjoints de prendre des décisions éclairées. En favorisant le dépistage, la prévention et l’accompagnement médical, cette démarche contribue à protéger les familles et à réduire la transmission de certaines maladies.

À mesure que les connaissances progressent et que les traitements deviennent plus efficaces, le principal défi reste désormais de lever les tabous et de faire du bilan prénuptial une étape naturelle de la préparation au mariage.

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