Les autorités de la transition burkinabè revendiquent de nouvelles avancées dans la lutte contre les groupes armés. À l’occasion d’une évaluation des opérations militaires, vendredi 24 juillet 2026, le gouvernement a annoncé que 74,53 % du territoire national était désormais sous le contrôle de l’État, contre 73,56 % à la fin de l’année 2025.
Selon le ministre d’État chargé de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, cette progression représente un gain de plus de 2 600 km², soit environ quatre fois la superficie de Ouagadougou.
Le ministre a assuré que les populations civiles ainsi que les services de l’administration publique ont progressivement repris leurs activités dans plusieurs des zones reconquises. Il a également indiqué que ces avancées permettent désormais d’assurer un ravitaillement plus régulier de nombreuses localités auparavant isolées.
Concernant les secteurs qui échappent encore au contrôle de l’État, le général Simporé a affirmé que les forces armées conservent une capacité d’intervention sur l’ensemble du territoire.
« Nous pouvons aller partout et nous y allons », a-t-il déclaré à l’issue de la séance d’évaluation des contrats d’objectifs du premier semestre 2026.
Le ministre a par ailleurs mis en avant les investissements réalisés ces derniers mois pour renforcer les capacités opérationnelles des forces de défense, notamment en matière d’équipements, de logistique et de mobilité.
Des attaques toujours enregistrées
Malgré ces annonces, la situation sécuritaire demeure préoccupante dans plusieurs régions du Burkina Faso, où les groupes armés poursuivent leurs offensives.
Mardi, des hommes armés ont attaqué le détachement militaire de Tawori, dans la province de la Tapoa (Est), avant de s’en emparer et de le piller, selon plusieurs sources locales.
Le lendemain, plusieurs positions des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont également été visées par des attaques dans la région du Sud-Ouest.
Ces nouvelles incursions illustrent la persistance de la menace sécuritaire, alors que les autorités poursuivent leurs opérations de reconquête et de sécurisation du territoire national.
