La crise autour du projet de réforme porté par la FIFA prend une nouvelle ampleur. Selon plusieurs médias espagnols, l’Espagne et le Portugal envisagent de se retirer de l’organisation de la Coupe du monde 2030 si le président de la FIFA, Gianni Infantino, maintient son projet d’ouvrir le capital d’une structure commerciale pour gérer les compétitions de l’instance à des investisseurs privés.
Cette menace, si elle se concrétise, fragiliserait un tournoi déjà attribué au Maroc, à l’Espagne et au Portugal, avec trois rencontres inaugurales prévues en Uruguay, en Argentine et au Paraguay pour célébrer le centenaire de la Coupe du monde.
Cette prise de position fait suite au rejet ferme du projet par l’UEFA. Les 55 fédérations européennes ont annoncé qu’elles boycotteraient les compétitions de la FIFA tant que cette initiative ne serait pas abandonnée. L’organisation européenne estime que la Coupe du monde constitue un patrimoine du football mondial et refuse qu’elle soit transformée en actif financier destiné à des investisseu
Le projet baptisé FIFA Forward Enterprise prévoit la création d’une société commerciale chargée de gérer les principaux tournois de la FIFA. Jusqu’à 21 % de son capital pourraient être cédés à des investisseurs afin de lever environ 4,2 milliards de dollars destinés au financement du développement du football.
Pour l’heure, le Maroc, troisième pays hôte du Mondial 2030, n’a pas officiellement réagi à ces menaces de retrait. De son côté, la Confédération africaine de football (CAF) poursuit ses consultations avec ses associations membres avant d’arrêter sa position.
Alors que les critiques se multiplient à travers le monde du football, cette contestation dépasse désormais le débat sur la gouvernance de la FIFA et pourrait remettre en cause l’organisation même de la Coupe du monde 2030, l’un des projets les plus symboliques de l’instance dirigée par Gianni Infantino.
