Bénin : la grâce présidentielle change le destin d’un homme condamné à 200 ans de prison

Parmi les 369 détenus bénéficiaires de la grâce présidentielle accordée par le chef de l’État béninois, un nom retient particulièrement l’attention. Il s’agit de celui de Donouvossi Olivier. Incarcéré depuis près de trois décennies, cet homme, condamné à une peine exceptionnelle de 200 ans de prison, figure désormais parmi les personnes remises en liberté.

Le décret présidentiel signé le 31 juillet 2026, qui accorde une grâce à 369 détenus répartis dans plusieurs établissements pénitentiaires du pays, a réservé une surprise de taille. Détenu à la prison civile d’Akpro-Missérété depuis le 19 juin 1998, Donouvossi Olivier purgeait une condamnation de 2 400 mois de réclusion, soit l’équivalent de deux siècles d’emprisonnement.

Reconnu coupable de complicité de vol à main armée, il ne devait, selon le calcul théorique de sa peine, retrouver la liberté qu’en juin 2198. Après 337 mois de détention, soit un peu plus de 28 ans passés derrière les barreaux, il quitte finalement la prison grâce à la mesure de clémence décidée par le président Romuald Wadagni.

Son cas constitue l’un des plus emblématiques de cette première grâce présidentielle du nouveau chef de l’État. Il révèle la portée concrète du droit de grâce, prérogative constitutionnelle qui permet au président d’écourter une peine sans remettre en cause la condamnation prononcée par les juridictions.

Si la décision ne fait disparaître ni la condamnation ni les éventuelles obligations civiles des bénéficiaires, elle ouvre néanmoins une nouvelle perspective à plusieurs centaines de détenus. Pour Donouvossi Olivier, cette mesure met fin à près de trois décennies de détention et referme un chapitre exceptionnel de l’histoire carcérale béninoise.

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