Le président américain Donald Trump poursuit son offensive contre le droit du sol. Un peu plus d’un mois après le rejet par la Cour suprême de son précédent décret sur cette question, il a signé un nouveau texte destiné à lutter contre le « tourisme des naissances », une pratique qui consiste, selon son administration, à venir accoucher aux États-Unis afin d’obtenir la nationalité américaine pour son enfant.
Le décret, signé le 6 août à la Maison Blanche, cible les étrangères qui se rendent volontairement sur le territoire américain dans ce but. Donald Trump entend ainsi contourner l’échec de sa première tentative de remise en cause du droi
« Je pensais que nous allions gagner devant la Cour suprême, mais nous avons subi une mauvaise décision. C’est injuste et notre pays en paie le prix. Nous allons donc agir autrement », a déclaré le président américain lors de la signature du texte.
Une pratique jugée marginale
Les spécialistes de l’immigration estiment que le tourisme des naissances reste un phénomène limité aux États-Unis. L’administration Trump défend toutefois une analyse différente. Stephen Miller, principal artisan de la politique migratoire du président, considère que cette pratique détourne les règles d’entrée sur le territoire.
Selon lui, certaines personnes sollicitent un visa touristique sous un faux motif avant d’accoucher aux États-Unis. Leurs enfants obtiennent ensuite automatiquement la nationalité américaine, avec les droits qui y sont associés.
Un enjeu politique avant les élections
Cette nouvelle initiative intervient dans un contexte politique délicat pour Donald Trump. À quelques mois des élections de mi-mandat, le président fait face à une baisse de sa popularité et à des critiques liées à sa politique étrangère, notamment après le conflit avec l’Iran.
En revenant sur la question de l’immigration, thème central de son programme depuis plusieurs années, Donald Trump cherche à remobiliser son électorat et à replacer ce dossier au cœur du débat public.
Le nouveau décret risque toutefois de faire l’objet de nouvelles contestations judiciaires. Les opposants au président estiment que le droit du sol, inscrit dans le 14e amendement de la Constitution américaine, ne peut être limité par un simple décret présidentiel. Une nouvelle bataille juridique pourrait donc s’ouvrir autour de cette mesure.
