Donald Trump a fixé une échéance pour la fin de la guerre avec l’Iran. Selon le président américain, le conflit prendra fin « immédiatement après » les élections de mi-mandat du 3 novembre prochain. Une déclaration qui intervient alors que les affrontements entre Washington et Téhéran connaissent une nouvelle escalade et que le prix du pétrole repasse au-dessus de 100 dollars le baril.
Le président américain s’exprimait mercredi 9 septembre devant des journalistes avant de quitter Washington pour Dallas, où les républicains tiennent une convention consacrée aux élections de novembre. Il a assuré que l’Iran ne serait plus en mesure de poursuivre les hostilités après le scrutin, tout en accusant Téhéran de chercher à peser sur le résultat électoral.
« Je pense que la guerre va se terminer immédiatement après l’élection parce qu’ils ne peuvent plus tenir », a déclaré Donald Trump. Le président américain estime que les dirigeants iraniens espèrent prolonger le conflit afin de favoriser l’émergence d’un Congrès moins hostile à leurs ambitions nucléaires.
Cette lecture coïncide avec le septième mois de la guerre, déclenchée fin février. Aucun accord de paix n’est toutefois annoncé à ce stade. Trump a reconnu que des négociations pourraient théoriquement avoir lieu, mais a précisé que Washington ne travaillait pas actuellement dans cette direction.
Sur le terrain, les hostilités restent intenses. L’Iran affirme avoir attaqué dix navires près du détroit d’Ormuz après la destruction par les États-Unis de cinq pétroliers iraniens. Cette nouvelle confrontation fait peser une pression supplémentaire sur une zone stratégique pour l’approvisionnement énergétique mondial.
Le pétrole au cœur de l’équation
La nouvelle escalade se fait déjà sentir sur les marchés. Le Brent a dépassé les 100 dollars le baril mercredi, une première depuis juillet. Les tensions autour du détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant la guerre une part considérable des hydrocarbures mondiaux, alimentent les craintes de nouvelles perturbations de l’offre.
Cette envolée des prix constitue également un enjeu politique pour la Maison-Blanche. Aux États-Unis, le conflit et la hausse du coût de la vie pèsent sur la popularité de Donald Trump à l’approche des élections de mi-mandat. Le président assure, lui, que les prix de l’énergie baisseront après le scrutin, une fois la guerre terminée.
En liant aussi clairement la fin du conflit au calendrier électoral, Donald Trump introduit une nouvelle dimension dans la guerre contre l’Iran. Le 3 novembre doit permettre de renouveler l’ensemble des sièges de la Chambre des représentants ainsi qu’une partie du Sénat.
Mais la promesse présidentielle reste à ce stade une prévision. Des responsables américains envisagent même désormais l’hypothèse d’un conflit susceptible de se prolonger bien au-delà des élections, alors que les combats se poursuivent et que Téhéran conserve des capacités de résistance.
Le scrutin de novembre pourrait donc devenir un moment déterminant non seulement pour l’avenir politique de Donald Trump, mais aussi pour la trajectoire d’une guerre dont l’issue demeure incertaine.
