La progression de la mpox inquiète de plus en plus les autorités kényanes. Trois mois après le début de l’épidémie, sept comtés sont désormais considérés comme particulièrement à risque, notamment en raison de leur position sur les principaux corridors de transport et de leur proximité avec les frontières.
Le dernier bilan sanitaire fait état de 1 298 cas confirmés et 19 décès au 6 septembre 2026. La maladie a été détectée dans 40 des 47 comtés du Kenya. Mombasa est le territoire le plus touché avec 452 cas, devant Nairobi, qui en compte 320, et Busia avec 115 infections.
Face à cette progression, le ministère kényan de la Santé appelle à renforcer la vigilance. Les autorités veulent notamment intensifier la surveillance épidémiologique, la sensibilisation de la population et les mesures de prévention dans les zones les plus exposées.
Sept comtés sous surveillance renforcée
Les comtés de Mombasa, Nairobi, Busia, Makueni, Kiambu, Kilifi et Nakuru figurent parmi les zones identifiées comme présentant le niveau de risque le plus élevé. Leur emplacement sur les axes de transport et près de plusieurs points d’entrée du territoire constitue un facteur de vigilance supplémentaire.
Les autorités prévoient également de maintenir et de renforcer le dépistage aux frontières afin de détecter rapidement d’éventuels cas importés. La vaccination, la surveillance des cas et la sensibilisation du public font également partie des mesures mises en avant par le ministère.
Cette situation intervient alors que le Kenya avait déjà enregistré 19 décès plusieurs mois après le début de la circulation du virus. Les données de l’Organisation mondiale de la santé montrent par ailleurs que la surveillance et la recherche active des cas restent au cœur de la réponse sanitaire dans le pays.
Avec la maladie désormais présente dans la grande majorité des régions du pays, les autorités kényanes cherchent donc à éviter une nouvelle accélération de la transmission. La priorité est désormais de renforcer la détection précoce et de limiter la propagation dans les zones considérées comme les plus vulnérables.
