Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 3, 13-17)
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »
Les paroles des Papes
(…)« Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l’homme, afin que quiconque croit ait par lui la vie éternelle » (Jn 3, 14-15). Il est fait référence à l’épisode au cours duquel, pendant l’exode d’Égypte, les juifs furent attaqués par des serpents venimeux, et beaucoup moururent. Dieu commanda alors à Moïse de fabriquer un serpent de bronze et de le dresser au sommet d’un mât : si quelqu’un était mordu par les serpents, en regardant le serpent de bronze, il était guéri (Nb 21, 4-9). Jésus aussi sera élevé sur la Croix, afin que quiconque qui est en danger de mort à cause du péché, en se tournant avec foi vers Lui, qui est mort pour nous, soit sauvé. « Car Dieu — écrit saint Jean — n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui » (Jn 3, 17).
(…) Donc, si l’amour miséricordieux de Dieu, qui est allé jusqu’à donner son Fils unique en rançon pour notre vie, est infini, notre responsabilité elle aussi est grande : chacun, en effet, doit reconnaître qu’il est malade, pour pouvoir être guéri ; chacun doit confesser son péché, afin que le pardon de Dieu, déjà donné sur la Croix, puisse avoir un effet dans son cœur et dans sa vie. (…) Parfois, l’homme aime davantage les ténèbres que la lumière, parce qu’il est lié à ses péchés. Mais ce n’est qu’en s’ouvrant à la lumière, et en confessant sincèrement ses fautes à Dieu, que l’on trouve la vraie paix et la vraie joie. Benoît XVI, Angélus du 18 mars 2012.
