Ramon Vega veut incarner une nouvelle ère à la tête de la FIFA. Candidat à la prochaine élection présidentielle de l’instance mondiale, l’ancien défenseur suisse a dévoilé les grandes lignes de son projet et entend replacer les acteurs du football au centre de la gouvernance.
Dans son manifeste de campagne, Vega présente sa candidature comme une volonté de rassembler les différentes composantes du football mondial et de restaurer la confiance au sein de la FIFA. « Mon objectif est simple : servir le football et les personnes qui donnent vie à ce sport », affirme-t-il.
Le candidat promet des réformes qu’il veut « concrètes et durables ». Il plaide également pour une modernisation de la FIFA, avec l’ambition de renforcer sa stabilité et sa crédibilité. Mais son discours porte surtout sur la confiance. Pour Vega, la gouvernance du football mondial doit davantage associer ceux qui font vivre le sport au quotidien. « Le football n’appartient ni aux présidents, ni aux confédérations, ni aux administrateurs », martèle-t-il.
L’ancien international suisse estime que le football dépasse les institutions qui l’administrent. Joueurs, entraîneurs, arbitres, supporters, bénévoles, clubs, ligues, associations et communautés doivent, selon lui, retrouver une place centrale dans les décisions qui concernent leur sport.
Le manifeste de Ramon Vega comporte également une charge contre la gouvernance actuelle de la FIFA, dirigée par Gianni Infantino. « La direction actuelle a démoralisé le football », estime le candidat, qui dénonce une gouvernance qu’il juge responsable d’une dégradation de la crédibilité de l’instance et d’une perte de confiance au sein de la famille du football.
Vega appelle dès lors à éviter une escalade des tensions et défend une refonte de la gouvernance. « Nous devons empêcher ce conflit de s’aggraver », affirme-t-il.
En se présentant face à Gianni Infantino, Ramon Vega entend donc faire de la réforme de la gouvernance l’un des axes majeurs de sa campagne. Stabilité, crédibilité, transparence et confiance constituent les principaux marqueurs de son projet. Reste désormais à convaincre les fédérations membres de la FIFA, appelées à départager les candidats lors de la prochaine élection.

