Shatta Wale fait parler de lui au Ghana. Lors de son concert au ShattaFest, le chanteur de dancehall a tenu des propos controversés sur la cybercriminalité et les jeunes impliqués dans des activités d’escroquerie en ligne, communément appelées « sakawa » ou « broutage ».
Face au public, l’interprète de Melissa a affirmé qu’il ne dénoncerait pas ses amis impliqués dans ces pratiques illégales. Il a notamment établi un lien entre le recours à l’arnaque en ligne et les difficultés économiques auxquelles une partie de la jeunesse ghanéenne est confrontée.
« J’ai plein de potes qui font de l’arnaque mais je ne balance personne. Pourquoi je balancerais qui que ce soit ? Le pays ne va pas bien, alors tu vas chercher l’arnaque », a-t-il déclaré, selon les propos rapportés de son intervention.
L’artiste a également exprimé sa colère face aux arrestations et aux poursuites visant des jeunes soupçonnés de cybercriminalité. Il estime que la réponse des autorités ne peut se limiter aux sanctions pénales sans tenir compte des difficultés d’accès à l’emploi.
Shatta Wale est allé plus loin en promettant de faire front commun avec les jeunes si le gouvernement intensifiait la répression sans proposer de solutions à leurs difficultés économiques.
« Si le gouvernement veut vous combattre, vous et moi, on va tous combattre le gouvernement », a-t-il lancé devant ses fans.
Ces propos résonnent d’autant plus fort que la lutte contre la cybercriminalité figure parmi les priorités des autorités ghanéennes. Les pratiques regroupées sous le terme de « sakawa » comprennent notamment des formes d’escroquerie en ligne qui peuvent entraîner des poursuites judiciaires et des coopérations entre services d’enquête de plusieurs pays.
À ce stade, aucune réaction officielle des autorités ghanéennes à cette sortie n’est mentionnée dans les éléments disponibles.
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