Depuis le lundi 19 octobre 2026, les stations-service au Niger ne vendent plus de carburant au public entre 21 heures et 6 heures, sauf celles désignées pour assurer la permanence. Les autorités interdisent également la vente de carburant en bidons afin de renforcer l’approvisionnement du marché national.
Entrées en vigueur le lundi 19 octobre 2026, ces dispositions imposent aux stations-service de suspendre la vente au public chaque jour entre 21 heures et 6 heures du matin. Seuls les établissements officiellement désignés pour assurer la permanence pourront continuer à servir les usagers durant cette plage horaire.
Cette décision intervient après une mesure prise le 12 octobre par le ministère du Commerce et de l’Industrie, qui a interdit l’exportation de l’essence super et du gasoil. L’objectif affiché est de privilégier l’approvisionnement du marché national.
Selon les dispositions annoncées, la production nationale doit servir en priorité les besoins du pays. L’exportation d’un éventuel surplus reste soumise à une autorisation spéciale du ministre chargé du Commerce.
La SONIDEP mobilisée pour le ravitaillement
Le ministère du Pétrole justifie notamment la fermeture nocturne par la nécessité de faciliter les opérations de livraison et de ravitaillement des stations-service, notamment par la Société nigérienne de pétrole (SONIDEP).
Les autorités entendent ainsi fluidifier la distribution des produits pétroliers et améliorer leur disponibilité à la pompe. Elles appellent les citoyens à faire preuve de « compréhension et de civisme » dans l’application des nouvelles dispositions.
Des stations de permanence seront désignées dans chaque arrondissement communal ou rural. Les usagers sont invités à consulter les canaux officiels pour connaître les établissements autorisés à vendre du carburant pendant les heures de fermeture.
Les forces de défense et de sécurité ont, par ailleurs, reçu pour instruction de prendre les dispositions nécessaires afin d’assurer le respect de ces mesures.
La fermeture nocturne, l’interdiction de la vente en bidons et les restrictions à l’exportation constituent ainsi les principaux volets du dispositif adopté par les autorités nigériennes pour encadrer la distribution des produits pétroliers et donner la priorité au marché national.

