Donald Trump digère mal de ne pas avoir obtenu le prix Nobel de la paix 2026. Le président américain a violemment critiqué la Norvège, qu’il a qualifiée de « pays de merde », avant d’affirmer qu’il ne souhaitait plus accueillir d’immigrants norvégiens.
La scène s’est déroulée dimanche, lors d’un rassemblement politique à Port Huron, dans le Michigan, à quelques jours des élections américaines de mi-mandat prévues le 3 novembre. Devant ses partisans, Donald Trump a lié son hostilité envers les ressortissants norvégiens à sa frustration de ne pas avoir obtenu le Nobel.
« Franchement, la Norvège est nulle. La Norvège est devenue un pays de merde, en fait », a lancé le locataire de la Maison-Blanche. Il a ensuite déclaré ne vouloir « personne de Norvège » aux États-Unis, tout en affirmant qu’il accueillerait des immigrants d’autres pays.
Depuis son retour au pouvoir, en janvier 2025, Donald Trump n’a jamais caché son ambition de recevoir le prix Nobel de la paix. Il estime que ses initiatives diplomatiques méritaient cette reconnaissance. Il a d’ailleurs qualifié de « honteuse et embarrassante » la décision du comité de ne pas lui attribuer le prix cette année.
Oslo rappelle l’indépendance du comité Nobel
La réaction norvégienne n’a pas tardé. Le ministre des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, a rappelé que le comité chargé d’attribuer le prix Nobel de la paix est indépendant du gouvernement norvégien.
« Il sait très bien que le Comité Nobel est indépendant », a-t-il déclaré lundi à la chaîne publique NRK. Il a précisé que cette réalité avait déjà été rappelée à Washington.
L’attribution du prix ne relève donc pas d’une décision des autorités norvégiennes. Par ailleurs, aucune annonce officielle ne faisait état d’une nouvelle politique américaine qui viserait spécifiquement les ressortissants norvégiens à la suite des déclarations du président.
Un précédent embarrassant
Cette polémique ravive le souvenir d’une controverse survenue en 2018, lors du premier mandat de Donald Trump. Le président américain avait alors été accusé d’avoir utilisé une expression similaire pour décrire Haïti et plusieurs pays africains au cours d’une discussion sur l’immigration.
La nouvelle sortie du dirigeant républicain tombe à quelques jours d’un scrutin de mi-mandat crucial pour son administration. En mêlant immigration et frustration liée au Nobel, Donald Trump remet au centre de son discours une rhétorique qui a déjà suscité de vives réactions à l’étranger.

