Selon les projections du FMI publiées en octobre 2026, l’Afrique subsaharienne devrait maintenir une croissance de 4,5 % en 2026 et en 2027, soit le même rythme qu’en 2025. Cette performance témoigne de la résilience de la région face aux perturbations de l’économie mondiale, notamment celles liées à la guerre au Moyen-Orient. Toutefois, cette moyenne recouvre des situations économiques très différentes selon les pays, tandis que les marges de manœuvre se réduisent face à la multiplication des risques.
D’après le FMI, la performance s’explique par l’adaptation des chaînes d’approvisionnement mondiales, la bonne tenue des recettes d’exportation dans certains pays et les réformes engagées précédemment.
Cependant, derrière cette stabilité apparente, le FMI souligne une divergence croissante entre les pays. Les pays exportateurs de pétrole voient leur croissance s’accélérer (4,1 % en 2026), tandis que les autres pays riches en ressources naturelles stagnent à 3,8 %. Plus préoccupant, les pays pauvres en ressources naturelles marquent le pas, avec une croissance qui fléchit de 6,4 % à 6,0 %.
L’inflation médiane devrait repartir à la hausse, passant de 3,4 % en 2025 à 4,3 % en 2026, puis à 5,0 % en 2027. Cette remontée est alimentée par les coûts des carburants, des engrais et des denrées alimentaires importées. Le FMI met en garde contre un risque de stagflation, notamment pour les pays importateurs d’énergie.
Sur le plan budgétaire, les efforts d’ajustement ont permis de réduire le déficit médian à 3,1 % du PIB en 2025. Mais la charge élevée des intérêts absorbe environ 12 % des recettes publiques, réduisant l’espace disponible pour financer les services publics et les investissements. La dette publique médiane reste élevée, à environ 51,7 % du PIB en 2026.

