Au Bénin, les enseignants étaient à l’honneur à Kandi, dans le département de l’Alibori, à l’occasion de la célébration de la 33ᵉ Journée mondiale des enseignants au Bénin. Cette édition a été placée sous le thème national « Reconnaître, valoriser et accompagner les enseignants pour une éducation de qualité au service du développement du Bénin ».
Devant la communauté éducative, le ministre de l’Enseignement secondaire, Adéyèmi Clément Kouchadé, a déroulé les chiffres d’un gouvernement qui fait de l’école une priorité. Premier annonce, le déploiement de 36 340 aspirants au métier d’enseignant sur l’ensemble du territoire, présenté comme l’une des réponses majeures aux besoins du système éducatif.
Au-delà des recrutements, la situation administrative des enseignants reste au cœur des préoccupations. Le ministre a annoncé la publication prochaine d’actes d’avancement d’échelon. Selon les données présentées, une commission interministérielle a examiné 1 920 dossiers d’intégration d’enseignants en fin de formation, tandis que 1 706 bénéficiaires ont fait l’objet d’opérations d’apurement et de mandatement.
Sur le terrain, les besoins en équipements restent immenses. Le gouvernement annonce la réalisation d’un premier lot de 12 000 tables-bancs destinés aux collèges d’enseignement général. Autre pilier de la politique éducative : le Programme national d’alimentation scolaire intégré. Dans les écoles primaires publiques, environ 1,9 million d’apprenants bénéficient d’un repas chaud chaque jour.
Le ministre a également rappelé la gratuité de l’enseignement secondaire et technique pour les filles, y compris celles accueillies dans des structures spécialisées. Le renforcement de la formation des facilitateurs en alphabétisation figure parmi les autres actions citées.
Au-delà de leur mission pédagogique, Adéyèmi Clément Kouchadé a souligné le rôle des enseignants dans la transmission des valeurs nécessaires à la vie en société. Cette 33ᵉ Journée coïncide avec les 60 ans de la recommandation de l’UNESCO relative à la condition du personnel enseignant, qui remet au centre des discussions la protection de la profession et l’amélioration du statut des enseignants.
Si les chiffres présentés à Kandi témoignent d’une volonté politique affirmée, ils rappellent aussi l’ampleur des défis. La régularisation des situations administratives, l’amélioration des équipements et le soutien aux apprenants demeurent les trois piliers d’un système éducatif en pleine mutation. Les annonces faites dans l’Alibori constituent une étape, mais le chemin reste long pour garantir à chaque enfant béninois une éducation de qualité.

