La Chine poursuit l’ouverture de son marché aux produits agricoles africains. Le 12 juin 2026, Du Xiaohui, directeur Afrique au ministère chinois des Affaires étrangères, a annoncé un assouplissement des conditions d’accès pour les noix de cajou en provenance du continent.
Selon le responsable chinois, les noix de cajou conformes aux normes requises et provenant des pays africains entretenant des relations diplomatiques avec Pékin pourront désormais accéder au marché chinois dans le cadre de procédures d’inspection et de quarantaine simplifiées. Une mesure qui devrait offrir de nouveaux débouchés aux producteurs africains de cette filière stratégique.
Cette annonce s’inscrit dans la continuité de la politique commerciale mise en place par la Chine en faveur de l’Afrique. Depuis le 1er mai 2026, Pékin a supprimé les droits de douane sur les produits importés de l’ensemble des pays africains, à l’exception de l’Eswatini, seul État du continent à entretenir des relations diplomatiques avec Taïwan.
La mesure élargit une initiative déjà lancée en décembre 2024, lorsque la Chine avait accordé une exonération tarifaire à 33 pays africains parmi les moins avancés. Désormais, 53 pays africains bénéficient de cet avantage commercial jusqu’au 30 avril 2028.
Pour Du Xiaohui, cette politique vise à renforcer les échanges économiques entre la Chine et l’Afrique tout en stimulant l’emploi et la croissance sur le continent. Le responsable chinois estime que l’augmentation des exportations africaines vers le marché chinois contribuera à créer davantage d’opportunités pour les producteurs et les entreprises locales.
La Chine multiplie d’ailleurs les initiatives en faveur des produits agricoles africains. Le 29 mai dernier, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, avait déjà annoncé l’ouverture complète du marché chinois aux grains de café africains répondant aux exigences sanitaires et phytosanitaires. Cette mesure doit entrer en vigueur le 20 juillet prochain.
À travers ces décisions, Pékin confirme sa volonté de renforcer ses liens commerciaux avec l’Afrique et d’accroître la présence des produits agricoles africains sur le marché chinois.
