Le président béninois Romuald Wadagni a défendu l’expérience du Bénin en matière d’industrialisation lors de la retraite stratégique d’Afreximbank, organisée le lundi 13 juillet 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie. Devant des responsables politiques, des chefs d’entreprise et des partenaires financiers, il a partagé sa vision des réformes nécessaires pour accélérer la transformation industrielle du continent.
Invité d’honneur de cette rencontre, le chef de l’État est intervenu sur le thème « Pourquoi les gouvernements échouent-ils à s’industrialiser ? ».
Au cours de son intervention, Romuald Wadagni a identifié plusieurs facteurs qui, selon lui, expliquent les difficultés rencontrées par de nombreux pays africains dans leurs politiques industrielles.
Il a notamment insisté sur la nécessité d’une coordination efficace au plus haut niveau de l’État, estimant qu’aucune réforme structurante ne peut réussir sans un pilotage politique fort.
Le président béninois a également mis en garde contre les projets lancés sans modèle économique solide, soulignant que leur viabilité financière demeure une condition essentielle de leur succès. Il a enfin évoqué les contraintes liées à l’économie politique, qu’il considère comme un obstacle majeur à la mise en œuvre des réformes de long terme.
La GDIZ comme vitrine du modèle béninois
Pour illustrer son propos, Romuald Wadagni a présenté les résultats obtenus grâce à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), développée en partenariat avec le groupe ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP).
Selon lui, cette plateforme est devenue en quelques années un exemple concret de transformation économique. Elle repose sur la valorisation locale des matières premières et le développement d’une industrie tournée vers l’exportation.
Le directeur général d’ARISE IIP, Gagan Gupta, est également intervenu pour détailler la stratégie ayant conduit au développement de la GDIZ. Il a rappelé que cette initiative vise à réduire les exportations de matières premières non transformées, à attirer les investissements industriels, à renforcer la production locale et à créer des emplois durables.
Une vision de long terme
À travers cette participation à la retraite stratégique d’Afreximbank, Romuald Wadagni a présenté le modèle béninois comme une démonstration des conditions nécessaires à une industrialisation durable.
Selon le président béninois, la réussite d’une telle stratégie repose sur trois piliers : une gouvernance efficace, des projets économiquement viables et une vision de développement inscrite dans la durée.

