« Demain, chaque Béninois, chaque jeune, où qu’il soit, doit pouvoir trouver une opportunité à portée de main ». Telle est la promesse que le président élu Romuald Wadagni porte au cœur de son projet de société.
Pour que cette promesse devienne réalité, le Bénin mise à l’horizon 2033 sur six pôles de développement territorial, afin de connecter les 77 communes. Cependant, un obstacle demeure puisqu’un tiers de la population vivra encore en situation d’extrême pauvreté. Dès lors, la transformation de chaque territoire est la condition sine qua non pour que chaque Béninois, où qu’il soit, ait enfin une opportunité à portée de main.
La grande rupture
Pendant des décennies, le développement du Bénin a été pensé depuis le centre. Des résultats réels ont été obtenus, la dernière décennie en témoigne. Mais une limite est apparue : si la croissance nationale s’est accélérée, un tiers de la population vit encore dans l’extrême pauvreté. Romuald Wadagni a une réponse : les six pôles de développement territorial.
La logique est claire : la phase 2016-2026 a posé les fondamentaux nationaux. Cette base rend désormais possible quelque chose de plus profond le développement ancré dans chaque territoire, porteur de retombées directes pour les populations locales. Les six pôles couvrent l’intégralité du pays : Borgou-Alibori, Atacora-Donga, Zou-Collines, Mono-Couffo, Atlantique-Littoral et Ouémé-Plateau.
Quatre composantes stratégiques pour chaque pôle
Industrie locale : développer au moins une unité de transformation des matières premières propres au territoire. Tourisme : mettre en valeur les sites et le patrimoine de chaque région. Innovation : faire de chaque territoire un laboratoire technologique et entrepreneurial. Composante spécifique : adaptée aux atouts particuliers du pôle — économie bleue pour l’Atlantique-Littoral, écotourisme pour l’Atacora-Donga, filières agricoles pour le Borgou-Alibori.
L’exemple du pôle Atlantique-Littoral
Quatre axes le structurent : la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) déjà forte de 20 000 emplois ; des villes de splendeurs comme Ganvié, Ouidah et Gogotinkpon ; le campus d’innovation Sèmè City à Ouidah, éco-campus de 330 hectares ; et une économie bleue exploitant les ressources du lac Nokoué — pêche, aquaculture, logistique portuaire, transport fluvial.
Une gouvernance pour des résultats tangibles
Au niveau territorial, une Agence Régionale de Développement sera implantée dans chaque pôle pour coordonner les interventions et garantir leur exécution. Au niveau national, une entité de pilotage rattachée à la Présidence assurera l’alignement des stratégies de tous les pôles avec les priorités nationales. Les bénéfices attendus : développement du tissu local de PME, création d’emplois ancrés territorialement, hausse durable des revenus des ménages, inclusion économique des zones rurales.
