Les principaux membres de l’Opep+ ont décidé d’augmenter une nouvelle fois leurs quotas de production de pétrole pour le mois de septembre. Ils ont pris cette décision en dépit du contexte géopolitique actuel, où les hostilités ont repris au Moyen-Orient.
Réunis par visioconférence ce dimanche 2 août, l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman ont validé une hausse de 188 000 barils par jour, un volume identique à celui des derniers mois.
Cette décision prolonge la stratégie engagée en 2025, qui consiste à réintroduire progressivement sur le marché les réductions de production décidées entre 2022 et 2023 pour soutenir les prix du pétrole.
Selon plusieurs analystes, cette augmentation pourrait être l’une des dernières avant une pause. Le cabinet Rystad Energy estime que l’Opep+ devrait stabiliser sa politique de production au cours du quatrième trimestre.
Des capacités de production limitées
Malgré le relèvement des quotas, plusieurs producteurs peinent à atteindre leurs objectifs.
La reprise des affrontements au Moyen-Orient perturbe à nouveau le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Elle accroît également les risques en mer Rouge. Ces difficultés compliquent les exportations de brut des pays du Golfe.
En Russie, les attaques répétées contre les infrastructures pétrolières continuent également de freiner la production. Moscou reste en dessous de son objectif de 9,8 millions de barils par jour, avec une production estimée autour de 9 millions de barils quotidiens.
