Technologie : l’IA fait exploser la consommation énergétique de Google

Le développement de l’intelligence artificielle pèse de plus en plus lourd sur la consommation énergétique de Google. Dans son rapport environnemental annuel publié fin juin 2026, le géant américain reconnaît une forte hausse de ses émissions de gaz à effet de serre, principalement liée à l’essor de l’IA et de ses infrastructures numériques.

En 2025, Google a émis 18,85 millions de tonnes de CO₂, soit une augmentation de 18 % par rapport à l’année précédente. Depuis 2019, la consommation énergétique de l’entreprise a été multipliée par 2,5.

Les centres de données dédiés à l’intelligence artificielle ont absorbé plus de 42 millions de mégawattheures d’électricité en un an. Une consommation supérieure à celle de pays comme la Nouvelle-Zélande ou le Danemark sur la même période.

Google explique cette hausse par l’expansion rapide de ses services d’intelligence artificielle et de son activité de cloud computing. La croissance continue de plateformes comme YouTube ainsi que l’augmentation du nombre d’utilisateurs contribuent également à cette progression.

Malgré des investissements importants dans les énergies renouvelables, l’entreprise reconnaît que ces efforts ne suffisent pas à compenser les besoins énergétiques de l’IA. Si son empreinte carbone a diminué de 2 % grâce à l’électricité d’origine renouvelable, elle a parallèlement augmenté de 25 % sous l’effet du déploiement de nouvelles infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle.

« Notre déploiement d’infrastructures d’IA s’accélère actuellement plus vite que le réseau électrique ne se décarbone », admet Kate Brandt, directrice du développement durable de Google.

Le groupe souligne toutefois avoir signé en 2025 un volume record de contrats d’approvisionnement en énergies renouvelables, représentant 12 gigawatts, tout en poursuivant des investissements dans le nucléaire et la géothermie.

Google n’est pas le seul concerné par cette problématique. D’autres géants du numérique, comme Amazon, voient également leurs besoins énergétiques augmenter avec la montée en puissance de l’intelligence artificielle, alimentant les critiques sur l’impact environnemental des centres de données, notamment leur consommation d’électricité et d’eau.

Dans son rapport, Google qualifie désormais ses objectifs climatiques de « moonshots » (« tenter de décrocher la lune »), une formulation qui illustre l’ampleur du défi auquel l’entreprise est confrontée pour concilier développement de l’IA et transition énergétique.

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