Les autorités vénézuéliennes ont annoncé la conclusion d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis, qui accorderait à Washington une participation majoritaire dans l’exploitation d’une partie des réserves pétrolières confirmées du pays. La présidente par intérim Delcy Rodríguez a qualifié cet accord d’« historique ». Dans un message publié vendredi sur les réseaux sociaux, elle estime qu’il pourrait avoir « un impact majeur sur la renaissance » du Venezuela.
Selon les autorités vénézuéliennes, les investissements potentiels liés à l’accord pourraient dépasser 100 milliards de dollars. Caracas prévoit également plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l’État. Du côté américain, le secrétaire d’État Marco Rubio a confirmé l’importance économique de l’accord. Il estime qu’il pourrait attirer environ 100 milliards de dollars d’investissements privés au Venezuela.
Selon lui, ces investissements contribueraient à la reconstruction de l’économie vénézuélienne, à la création de milliers d’emplois et à la sécurisation des approvisionnements pétroliers des États-Unis. Washington espère également que l’augmentation de la production contribuera à réduire les prix de l’essence sur le marché américain. « L’accord générera pour le peuple vénézuélien près de 100 milliards de dollars d’investissements privés », a écrit Marco Rubio sur la plateforme X.
L’accord porte sur des réserves pétrolières prouvées que les autorités vénézuéliennes évaluent à environ 65 milliards de barils. Avec cet accord, Caracas cherche ainsi à attirer des capitaux massifs pour relancer son industrie pétrolière, tandis que Washington entend sécuriser une partie de ses approvisionnements énergétiques.
La mise en œuvre effective de ce partenariat devra toutefois préciser les modalités de participation des entreprises américaines, la répartition des revenus ainsi que les conditions d’exploitation de ces réserves.
