Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a annoncé lundi la mise en place d’une commission nationale chargée de prévenir et de réprimer les violences des gangs de quartier. Cette nouvelle instance aura pour mission d’élaborer des stratégies opérationnelles et de renforcer la sensibilisation au niveau local.
Lors de son discours au ministère, le ministre a présenté cette décision comme le lancement d’une action nationale plus structurée face à des comportements jugés de plus en plus inquiétants dans les zones urbaines. La commission disposera d’un mandat courant jusqu’en 2029 et devra harmoniser les interventions sur le terrain, tout en proposant un cadre juridique précis pour encadrer les opérations de répression.
Augmentation de 59 % en un an
Cette initiative intervient dans un contexte de hausse des actes de violence en Algérie ces derniers mois. En 2025, trois jeunes ont été condamnés à quinze ans de prison pour l’agression au couteau d’un sexagénaire près d’Aïn Fakroun. Une vaste opération coordonnée avait également été menée à l’échelle nationale en octobre pour tenter d’enrayer cette spirale.
Selon des statistiques dévoilées par la gendarmerie nationale, 162 bandes ont été démantelées au cours de l’année écoulée, soit une augmentation de 59 % par rapport à 2024.
Parmi les priorités figurent également les réseaux sociaux, que le ministre a pointés du doigt comme des espaces propices au développement de comportements dangereux. La nouvelle commission entend encourager l’utilisation de ces plateformes pour diffuser des messages de prévention et toucher directement les jeunes.

