Bénin : après avoir simulé son kidnapping, elle ne s’attendait pas à ce que son mari fasse cela

Une affaire aussi surprenante qu’embarrassante est actuellement examinée par la justice béninoise. Une femme poursuivie pour avoir simulé son propre enlèvement afin d’obtenir de l’argent de son époux risque désormais de lourdes sanctions pénales.

Selon les éléments présentés devant le tribunal, la prévenue aurait profité de l’absence de son mari, un commerçant en déplacement au Nigeria, pour prélever discrètement 7 millions de francs CFA dans son coffre-fort.

L’argent devait servir à une opération commerciale qu’elle espérait rentable. Mais les choses ont rapidement tourné au cauchemar lorsque les fournisseurs avec lesquels elle traitait se seraient révélés être des escrocs, lui faisant perdre l’intégralité de la somme investie.

Craignant le retour imminent de son époux et la découverte du détournement, la jeune femme aurait alors imaginé un scénario de faux enlèvement.

Elle aurait quitté le domicile familial de Porto-Novo pour rejoindre sa grande sœur à Illara, dans la commune de Kétou. Ensemble, elles auraient élaboré une mise en scène destinée à convaincre le commerçant que son épouse avait été kidnappée.

Pour rendre l’histoire crédible, la prévenue s’est même fait photographier dans une zone broussailleuse avec l’aide d’un conducteur de taxi-moto. Le cliché a ensuite été envoyé au mari depuis un numéro inconnu pour simuler une prise d’otage.

Le mari verse une rançon avant d’alerter la police

Persuadé que son épouse était réellement en danger, le commerçant a envoyé 300 000 francs CFA aux prétendus ravisseurs.

Par la suite, il a saisi les forces de l’ordre. Les investigations menées par la police ont rapidement permis de découvrir la supercherie et d’interpeller les deux femmes impliquées dans l’affaire.

Malgré le préjudice subi, l’époux a surpris l’assistance lors de l’audience. Refusant de se constituer partie civile, il a déclaré ne souhaiter qu’une chose, voir sa femme retrouver leurs enfants.

Il a même renoncé à réclamer le remboursement de la fausse rançon et demandé au tribunal de faire preuve de clémence à l’égard de son épouse. À l’issue des débats, le tribunal a renvoyé l’affaire au 20 juillet 2026, date à laquelle le ministère public présentera ses réquisitions.

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