Au Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye a donné le ton lors du lancement officiel du parti présidentiel. Dans une allocution lourde de sens, il a fait de la rupture, de la responsabilité et de la consolidation des institutions les piliers de son action. Devant les responsables politiques, les parlementaires et les militants, il a qualifié cette nouvelle structure de « maison commune », un espace de rassemblement pour tous ceux qui œuvrent au changement du Sénégal.
« Les titres viendront plus tard, les fonctions aussi. Mais aujourd’hui, nous fondons une maison commune », a-t-il déclaré. Pour illustrer sa vision de la politique, Bassirou Diomaye Faye a évoqué son enfance dans une famille de paysans. Il a raconté l’histoire du « Diombo », une plante qui ressemble au mil durant sa croissance mais qui, au moment de la récolte, ne produit aucun grain.
À travers cette métaphore, le président a adressé un message clair : « Le temps est le plus honnête des juges. Il sépare, à la fin, ce qui nourrit de ce qui occupe, ce qui construit de ce qui promet, et ce qui sert de ce qui dessert ». Par ces mots, il a réaffirmé sa volonté de privilégier les résultats concrets aux discours politiques.
Le président a indiqué que la création de ce parti ouvre une nouvelle étape de son action politique. D’après lui, cette formation devra s’implanter dans toutes les communes, les villages, les quartiers ainsi qu’au sein de la diaspora afin d’accompagner durablement les réformes engagées.
Après avoir remercié les militants et les responsables présents, Bassirou Diomaye Faye a rappelé que son engagement dépasse désormais les frontières de son camp politique. « Je suis le président de tous les Sénégalais », a-t-il affirmé.
Il est également revenu sur son expérience à la tête de l’État pour mettre en évidence la différence entre l’opposition et l’exercice du pouvoir. « Quand on est opposant, on n’est responsable de rien. Mais lorsque l’on exerce le pouvoir, on est responsable de tout … Dans ce pays, on ne laissera plus certains semer le désordre », a-t-il déclaré.
Enfin, le chef de l’État a insisté sur le rôle essentiel des institutions dans la stabilité du Sénégal. Selon lui, ni les slogans, ni les foules, ni les personnalités ne peuvent garantir l’avenir d’une nation. Seule une République forte, appuyée sur des institutions respectées, est en mesure d’assurer un développement durable et une démocratie apaisée.
