États-Unis : Washington limite la durée des visas étudiants et journalistes étrangers

Les autorités américaines durcissent les conditions de séjour de certaines catégories de visiteurs. Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) a publié, jeudi 16 juillet, une nouvelle réglementation qui fixe désormais une durée maximale pour les visas destinés aux étudiants étrangers et aux journalistes.

Jusqu’à présent, les titulaires d’un visa étudiant (F) pouvaient rester aux États-Unis pendant toute la durée de leur formation, tandis que les journalistes accrédités (visa I) bénéficiaient d’un séjour pouvant aller jusqu’à cinq ans.

Avec cette réforme, la durée des visas est désormais limitée à quatre ans pour les étudiants et les participants aux programmes d’échanges culturels (J), contre seulement 240 jours, soit environ huit mois, pour les journalistes étrangers. À l’issue de cette période, les bénéficiaires devront demander une prolongation ou quitter le territoire avant de solliciter une nouvelle admission.

Les journalistes chinois sont soumis à des règles encore plus strictes. Leur séjour ne pourra excéder 90 jours.

Washington invoque un meilleur contrôle migratoire

Le DHS justifie cette réforme par la forte progression du nombre de visiteurs temporaires. L’administration américaine indique que plus de 1,8 million d’étudiants étrangers ont été admis en 2024, soit une hausse de plus de 11 % par rapport à l’année précédente. Les États-Unis ont également accueilli près de 500 000 participants à des programmes d’échanges et plus de 37 000 journalistes étrangers.

Selon les autorités, cette augmentation complique le suivi administratif de ces catégories de résidents temporaires. La nouvelle réglementation introduit également des restrictions pour les étudiants en doctorat. Ils ne pourront plus modifier leur projet d’études ni changer d’établissement sans autorisation préalable des autorités américaines.

Autre changement notable : le délai accordé aux diplômés pour quitter les États-Unis après la fin de leurs études est réduit de 60 à 30 jours. Cette réforme rappelle une première tentative engagée en 2020 sous l’administration Trump, qui avait déjà limité la durée des visas accordés aux journalistes chinois. Cette décision avait suscité de vives critiques de Pékin, qui dénonçait une mesure discriminatoire.

Plusieurs organisations internationales de presse avaient également averti que ces restrictions risquaient de réduire la qualité de la couverture médiatique internationale des États-Unis. Le nouveau dispositif devrait entrer en vigueur 60 jours après sa publication au registre fédéral, sauf opposition du Congrès américain.

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