En Guinée, l’opposant Aliou Bah a été aperçu au centre de formation de la gendarmerie de Sonfonia, dans la banlieue de Conakry. Vêtu d’une chemise et d’un short couleur sable, avec un calot assorti sur la tête, le président du Mouvement démocratique libéral (Model) a été photographié face au ministre guinéen de la Justice et des Droits de l’homme, Ibrahima Sory II Tounkara.
Le cliché, diffusé sur les réseaux sociaux du ministère, a été pris sur la place d’armes de l’École nationale de gendarmerie de Sonfonia. Le site accueille un « stage d’encadrement civique » auquel participe l’opposant. Dans son communiqué, le garde des Sceaux explique s’être rendu sur place pour vérifier les conditions d’accueil et d’encadrement des stagiaires.
Condamné en janvier 2025 à deux ans de prison ferme pour « offense et diffamation » envers le président Mamadi Doumbouya, Aliou Bah devait théoriquement recouvrer la liberté en janvier 2027.
Son transfert de la prison de Coyah, dans la nuit du 6 au 7 octobre, avait suscité des inquiétudes au sein de son parti. Les responsables du Model affirmaient ne disposer d’aucune information précise sur sa situation depuis son départ de l’établissement pénitentiaire.
Des cadres du mouvement cherchent désormais à obtenir sa dispense du stage de réinsertion. Ils estiment que leur dirigeant est un responsable politique et non un délinquant de droit commun.
De leur côté, les autorités guinéennes présentent ce stage comme un dispositif destiné à renforcer la responsabilisation des participants, leur encadrement civique et leur préparation à la réinsertion sociale, dans le respect des lois et des valeurs nationales.
La participation d’Aliou Bah à ce programme intervient alors que les circonstances de son transfert de la prison de Coyah continuent de susciter des interrogations dans son camp politique.
