Le tribunal de première instance de Macenta, dans l’ouest de la Guinée, a prononcé son premier verdict dans le cadre des audiences criminelles ouvertes le 22 juillet 2026. Hier vendredi 24 juillet, le caporal-chef Abdoulaye Keita a été condamné à six ans de réclusion criminelle pour le viol d’une adolescente de 14 ans, des faits qu’il a reconnus devant la juridiction.
Lors de son réquisitoire, le procureur de la République près le tribunal de Macenta, Salimou Diaby, avait demandé une peine de 15 ans de réclusion criminelle en raison de la gravité des faits. Après avoir délibéré, le tribunal a finalement retenu une peine de six ans d’emprisonnement contre l’accusé.
À l’issue du procès, le procureur Salimou Diaby a salué cette décision de justice, qu’il considère comme un message fort dans la lutte contre les violences sexuelles et les violences basées sur le genre.
Cette décision de justice s’inscrit dans un mouvement plus vaste de lutte contre les violences faites aux femmes et aux mineurs, mouvement que les autorités judiciaires guinéennes entendent amplifier. Les assises criminelles de Macenta, désormais ouvertes, verront défiler plusieurs autres dossiers relatifs à des crimes majeurs.
Ce jugement, le premier rendu lors de cette session criminelle, traduit la ferme volonté des tribunaux de sanctionner les auteurs de violences sexuelles, et plus encore lorsque les victimes sont des mineures.
