La pression politique s’intensifie à Bamako. Au lendemain des attaques coordonnées du 25 avril, la Coalition des Forces pour la République, proche de l’influence de l’Imam Mahmoud Dicko, sort du silence et hausse le ton face au pouvoir militaire.
Dans un communiqué publié le 26 avril, la coalition dresse un constat sévère. La situation sécuritaire actuelle réflète, selon elle, un « échec flagrant » du régime en place. Les combats signalés dans plusieurs zones stratégiques (de Bamako à Kati, en passant par Sévaré, Mopti, Gao et Kidal) auraient directement touché des bastions symboliques du pouvoir militaire. Pour la CFR, l’État apparaît dépassé, incapable d’imposer une stabilité durable.
Face à ce qu’elle qualifie de menace « imminente », l’organisation appelle à une rupture nette. Elle exige la démission de la junte et plaide pour l’ouverture d’une transition « civile, républicaine et inclusive ». Objectif affiché, recréer les conditions d’un dialogue national et restaurer la cohésion dans un pays fragilisé par des années de crise.
Dans le même temps, la coalition condamne fermement les attaques visant civils et infrastructures. Elle adresse ses condoléances aux familles endeuillées et exprime son soutien aux forces armées maliennes touchées par les affrontements.
Dans un environnement où les fausses informations circulent à grande vitesse, la CFR en appelle à la responsabilité de tous. Elle exhorte les citoyens à éviter la propagation de rumeurs, notamment sur les réseaux sociaux, afin de ne pas aggraver un climat déjà sous tension.

