Un vent d’union souffle sur l’opposition nigériane. Réunis ce week-end à Ibadan, dans le sud-ouest du pays, 14 partis politiques ont décidé de joindre leurs forces pour les élections générales de janvier 2027. Leur cible, le parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC), et son leader, le président Bola Ahmed Tinubu.
Dans une déclaration commune appelée « Déclaration d’Ibadan », les formations d’opposition dénoncent une dérive du multipartisme, après des mois de défections successives de cadres politiques vers le camp présidentiel. Craignant un scrutin sans véritable adversaire, elles veulent proposer des candidats uniques à tous les niveaux, y compris pour la magistrature suprême. Des négociations sont déjà engagées pour dégager une figure consensuelle.
Des ténors de la vie politique réunis
La rencontre a rassemblé plusieurs poids lourds dont l’ex-vice-président Atiku Abubakar, l’ex-gouverneur de Kano Rabiu Kankwoso, l’ancien ministre des Transports Rotimi Amaechi, ainsi que le patron du Parti démocratique populaire (PDP), Kabiru Turaki. L’ancien candidat à la présidentielle Peter Obi, arrivé troisième en 2023, a été l’un des principaux architectes du programme commun.
Ce document, qui comporte neuf priorités, formule deux exigences principales. D’abord, une révision par l’Assemblée nationale de certains aspects de la loi électorale de 2026, jugés susceptibles d’entacher la sincérité des scrutins. Ensuite, un report par la Commission électorale indépendante du calendrier des primaires, afin de laisser aux partis le temps de s’organiser.

