L’armée malienne affirme avoir « neutralisé » plus de 1 000 assaillants entre le 4 et le 9 juillet 2026, après une série d’opérations lancées en réponse à des attaques coordonnées contre plusieurs positions des Forces armées maliennes (FAMa). Le bilan provisoire fait également état d’une trentaine de soldats tués et d’une soixantaine de blessés.
Le chef d’état-major général des Armées, le général de division Elisée Jean Dao, a présenté ces chiffres vendredi 10 juillet. Selon lui, les affrontements ont coûté la vie à une trentaine de militaires maliens, tandis qu’environ 60 autres ont été blessés, certains grièvement.
Le commandement affirme que plus d’un millier d’assaillants ont été « neutralisés ». L’armée n’a toutefois pas précisé combien de combattants ont été tués, blessés ou capturés, ce terme regroupant généralement plusieurs situations dans les bilans militaires.
Les FAMa revendiquent également d’importantes destructions de matériel. Selon l’état-major, 14 véhicules blindés, 24 véhicules équipés d’armes lourdes, plus de 30 véhicules tactiques et près de 300 motos ont été détruits au cours des opérations.
Les combats se sont concentrés notamment autour d’Anéfis, dans la région de Kidal. Le 6 juillet, l’armée avait annoncé avoir mené 35 frappes aériennes dans cette zone, affirmant avoir détruit cinq blindés, une vingtaine de pick-up et une centaine de motos, tout en annonçant plus de 200 combattants « neutralisés » pour cette seule journée.
Selon le général Dao, ces opérations avaient pour objectif de ravitailler les unités engagées, de desserrer la pression sur plusieurs positions militaires et de réduire les capacités opérationnelles des groupes armés.
Cette séquence militaire a débuté le 4 juillet avec des attaques simultanées contre plusieurs positions des FAMa à Aguel-Hoc, Anéfis, Gao et Sévaré. L’établissement pénitentiaire de Kéniéroba avait également été pris pour cible.
Dès le lendemain, l’état-major avait annoncé avoir « neutralisé » 163 combattants. Les autorités militaires attribuent ces offensives au Front de libération de l’Azawad (FLA) et au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda.
Le bilan présenté le 10 juillet compile les résultats revendiqués par l’armée pendant ces six jours d’opérations. Ces chiffres proviennent exclusivement du commandement malien et n’ont pas pu être vérifiés de manière indépendante.
L’armée affirme désormais contrôler la localité d’Anéfis, où des opérations de ratissage se poursuivent. Le chef d’état-major a également évoqué de possibles soutiens extérieurs aux groupes armés, en se fondant sur les équipements et les moyens logistiques observés durant les combats. Il n’a toutefois désigné aucun pays et n’a présenté aucune preuve publique pour étayer cette affirmation.
