Au Niger, les propriétaires de terrains non bâtis dans plusieurs quartiers de Niamey sont désormais sous pression. Dans un arrêté signé par le colonel Boubacar Soumana Garanké, administrateur délégué de la Ville de Niamey, les autorités ont fixé un ultimatum aux détenteurs de parcelles restées inexploitées malgré la présence des infrastructures de base.
Selon le texte, les terrains situés le long des routes bitumées ou pavées ainsi que dans plusieurs quartiers résidentiels de la capitale sont concernés. Parmi les zones visées figurent notamment Yantala Haut, Yantala Bas, Plateau, Sabon Gari, Dar Es Salam, Wadata, Couronne Nord, Cité Fayçal-Koweït, Cité Chinoise, Lazaret et Madina.
Les autorités municipales accordent aux propriétaires un délai de six mois, à compter du 1er juin 2026, pour engager des travaux de mise en valeur de leurs terrains. Cette mesure concerne les parcelles disposant déjà des principales commodités urbaines, notamment l’eau, l’électricité, l’assainissement et la voirie.
L’objectif affiché est de lutter contre la rétention foncière et d’encourager une meilleure occupation des espaces urbains dans une capitale confrontée à une forte croissance démographique et à des besoins importants en matière d’habitat.
Des retraits prévus à partir du 1er janvier 2027
L’arrêté prévoit qu’à défaut de mise en valeur dans les délais impartis, les terrains concernés seront réintégrés dans le patrimoine de la Ville de Niamey à compter du 1er janvier 2027.
Cette disposition s’appuie sur les clauses figurant dans les actes de cession des terrains non bâtis. Celles-ci prévoient qu’un acquéreur qui ne réalise pas les aménagements exigés dans un délai de quatre ans peut perdre son terrain au profit de la collectivité territoriale. Dans ce cas, les sommes déjà versées restent acquises à la ville à titre d’indemnité.
À travers cette décision, les autorités municipales entendent accélérer le développement urbain de Niamey et limiter la spéculation foncière dans les quartiers déjà équipés en infrastructures publiques.
Le Secrétaire général de la Ville, les administrateurs délégués des arrondissements communaux et les services techniques municipaux ont été chargés de veiller à l’application de cette mesure, qui pourrait entraîner la récupération de nombreuses parcelles dès le début de l’année 2027.
