L’ancien président sénégalais Macky Sall a connu un premier revers dans la course au poste de secrétaire général des Nations unies. Lors du premier vote informel organisé jeudi 30 juillet par le Conseil de sécurité, sa candidature n’a pas réussi à convaincre une majorité des quinze membres.
Selon les résultats de ce scrutin à bulletin secret, Macky Sall a obtenu six voix favorables, contre sept défavorables, tandis que deux membres se sont abstenus. Ce premier sondage, qui ne revêt aucun caractère contraignant, sert toutefois d’indicateur sur les rapports de force entre les différents prétendants à la succession d’António Guterres.
Le candidat sénégalais occupe ainsi la cinquième place parmi les six personnalités en lice. En tête du classement figure la Costaricienne Rebeca Grynspan, actuelle secrétaire générale de la CNUCED, avec dix votes favorables. L’ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, Carolyn Rodrigues-Birkett, suit avec neuf soutiens, devant Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), crédité de sept voix favorables.
Le processus reste toutefois loin de son terme. Pour espérer être recommandé à l’Assemblée générale, un candidat devra réunir au moins neuf voix au Conseil de sécurité et éviter le veto de l’un des cinq membres permanents : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France ou le Royaume-Uni. À ce stade, aucun veto n’a été signalé.
La candidature de Macky Sall fait face à deux défis majeurs. D’une part, la tradition diplomatique privilégie cette année un candidat issu de l’Amérique latine et des Caraïbes, une région qui compte quatre des six prétendants. D’autre part, plusieurs États souhaitent voir une femme accéder, pour la première fois depuis la création de l’ONU en 1945, au poste de secrétaire général.
Sur le continent africain, l’ancien chef de l’État bénéficie du soutien officiel du Sénégal et de la Gambie. Sa candidature, initialement portée par le Burundi, n’a toutefois pas fait l’unanimité au sein de l’Union africaine, où plusieurs États ont exprimé des réserves.
D’autres consultations informelles auront lieu dans les prochaines semaines avant le choix définitif du successeur d’António Guterres, dont le mandat s’achèvera à la fin de l’année 2026.
