À l’occasion de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, la Première dame du Bénin, Nathalie Wadagni, a porté un symbole fort tiré de l’histoire béninoise pour défendre une vision collective de la résilience. Devant plusieurs Premières dames réunies pour l’occasion, elle a présenté la légende de la « Jarre trouée » associée au roi Ghézo comme une métaphore de la solidarité face aux crises.
Pour préparer son intervention, la Première dame a expliqué avoir échangé avec des jeunes, des représentants de la société civile, des élus et des acteurs de l’action sociale au Bénin. De ces rencontres est ressortie une idée centrale selon laquelle, la résilience béninoise repose avant tout sur l’attention portée à l’autre et sur la cohésion sociale. « Le mot au cœur de la résilience est la cohésion », a-t-elle souligné depuis la tribune.
Selon la légende, une jarre percée de nombreux trous peut conserver son eau si plusieurs personnes unissent leurs mains pour en boucher les ouvertures. Dans cette image, la jarre représente l’avenir commun, les trous symbolisent les vulnérabilités et les crises, et les mains incarnent la solidarité nécessaire pour préserver l’eau.L’eau est ici associée à la vie, à la dignité et à l’espoir.
L’idée est simple. Une fragilité individuelle peut devenir une force collective lorsque chacun apporte sa contribution. Dans son discours, Nathalie Wadagni a insisté sur cette dimension collective, évoquant notamment les femmes, les agricultrices, les entrepreneures, les leaders communautaires et les personnes handicapées. Ces groupes subissent des vulnérabilités qui dépassent largement le cadre individuel. La pauvreté, les changements climatiques, l’insécurité et les incertitudes économiques appellent une réponse partagée.
Pour la Première dame, la résilience ne se limite donc pas à la capacité d’une personne à surmonter seule une épreuve. Elle relève d’une dynamique qui engage les familles, les communautés, les institutions et l’ensemble de la société. « La cohésion nous demande à chacun de reconnaître que la vulnérabilité d’autrui nous affecte tous et que chacun de nous a une main à offrir », a-t-elle déclaré.Une vision résumée par une formule qui a traversé son intervention : « chaque main compte ».
À travers ce symbole puisé dans le patrimoine historique béninois, Nathalie Wadagni entend inscrire la contribution du Bénin dans les discussions internationales sur la résilience, en appelant à transformer les vulnérabilités collectives en occasions de renforcer la solidarité pour construire des sociétés plus inclusives, plus pacifiques et porteuses d’espoir.
