Après plus de trois décennies de mariage, F. Faye a décidé de sortir du silence et de traduire son époux en justice pour des faits présumés de violences conjugales. L’affaire est actuellement examinée par le tribunal d’instance de Mbour.
Les faits reprochés à Mb. Gning, un cultivateur de 56 ans domicilié à Louly Sindia, dans le département de Mbour, remonteraient au 25 juin dernier, jour de la fête de la Tamkharit. Selon la plaignante, alors qu’elle préparait le repas familial, son mari serait intervenu pour lui demander de quitter le domicile avant de l’agresser physiquement. Il aurait également renversé le repas et endommagé certains de ses effets personnels.
À la suite de cette altercation, F. Faye a consulté un médecin qui lui a délivré un certificat médical faisant état d’une incapacité temporaire de travail de 10 jours. Elle a ensuite déposé une plainte auprès de la brigade de gendarmerie de Sandiara.
Une plainte qui révèle des années de souffrances présumées
Devant les juges, la victime a affirmé avoir subi des violences répétées pendant plus de 30 ans de vie commune. Son fils, cité comme témoin, aurait confirmé les accusations portées contre son père, évoquant des faits récurrents de violences envers sa mère.
Le prévenu, placé sous mandat de dépôt, conteste pour sa part les accusations et nie avoir commis les faits qui lui sont reprochés.
Au terme des débats, le parquet a requis une peine de deux ans de prison ferme contre Mb. Gning. La partie civile, de son côté, réclame 200 000 FCFA de dommages et intérêts.
Le tribunal d’instance de Mbour a mis l’affaire en délibéré et rendra sa décision le 30 août prochain.
