Une nouvelle coalition de l’opposition togolaise tente de relancer la dynamique du changement. Réunis au sein du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC), plusieurs partis politiques et organisations de la société civile ont tenu, samedi à Lomé, leur tout premier meeting public.
Cette manifestation revêt une portée symbolique particulière. Il s’agit du premier rassemblement politique autorisé depuis l’entrée en vigueur de la Ve République au Togo, instaurée le 4 mai 2025 avec la prestation de serment du président du Conseil et la désignation du président de la République.
Créé à la mi-avril, le CNCC entend dresser un bilan critique de la situation politique, économique et sociale du pays depuis cette réforme institutionnelle, largement contestée par une partie de l’opposition.
Devant des militants rassemblés dans une atmosphère de chants et de mobilisation citoyenne, David Dosseh a appelé à un changement de gouvernance. Il a dénoncé la dégradation des services sociaux de base et critiqué une nouvelle Constitution qu’il estime conçue pour prolonger un système politique en place depuis plusieurs décennies.
Même tonalité du côté de Komi Wolou, qui a insisté sur la nécessité de l’unité entre les différentes forces d’opposition. Selon lui, les divisions internes ont longtemps empêché toute alternance politique crédible et doivent désormais céder la place à une stratégie commune.
Au Togo, plusieurs tentatives de regroupement de l’opposition ont échoué ces dernières années, faute de cohésion durable. Le CNCC espère désormais incarner une nouvelle dynamique capable de fédérer les mécontentements dans un contexte politique particulièrement sensible.
Le rassemblement s’est achevé dans le calme, sans incident majeur, laissant entrevoir une volonté de réorganisation progressive de l’opposition togolaise sur la scène publique.
