Une femme mariée et deux employés d’une maison d’hôtes ont été arrêtés à Abuja, au Nigeria, après la mort brutale d’un homme dans un établissement hôtelier. La police soupçonne également les deux employés d’avoir tenté de dissimuler le corps en l’abandonnant sous un pont.
Selon le commissaire de police du Territoire de la capitale fédérale (FCT), Ahmed Muhammed Sanusi, la victime s’était rendue à la maison d’hôtes Good Samaritan, située sur la 2e Avenue à Gwarimpa, avec Rukayat Muhammed, une femme mariée domiciliée à Garki Area 2.
D’après les éléments présentés par la police, l’homme aurait cessé de respirer au cours de leur rapport sexuel. Prise de panique après avoir constaté son décès, la suspecte aurait quitté précipitamment les lieux.
« Plutôt que de signaler immédiatement l’incident à la police, la suspecte a pris le téléphone portable du défunt et a quitté l’hôtel », a expliqué le commissaire.
Plusieurs heures après le départ de la femme, le personnel de la maison d’hôtes a constaté que les occupants de la chambre ne répondaient plus. Une vérification a alors permis de découvrir le corps sans vie de l’homme.
Selon la police, deux employés de l’établissement, Ibrahim Omeiza et Kefat Bitrus, auraient ensuite déplacé le corps hors de la chambre. Ils l’auraient transporté jusqu’à la voie rapide de Kubwa avant de l’abandonner sous le pont de Katampe.
Le corps a été retrouvé le 26 août 2026. Les premiers éléments avaient orienté les enquêteurs vers l’hypothèse d’un enlèvement ou d’une attaque de type « one chance ». Le signalement de la disparition de l’homme par sa famille a toutefois permis de relancer les investigations.
Le téléphone de la victime au cœur de l’enquête
Les enquêteurs ont découvert que le téléphone portable du défunt avait disparu. L’analyse des données téléphoniques a permis d’identifier son dernier contact, malgré l’extinction de l’appareil.
Il s’agissait de Rukayat Muhammed. La police a également établi que la suspecte avait enregistré le numéro de son amant sous le prénom féminin « Safiyat », une pratique qui aurait permis de dissimuler leur relation.
La cause exacte du décès reste toutefois à établir. Des examens complémentaires doivent permettre de déterminer les circonstances précises de la mort.
Le commissaire Ahmed Muhammed Sanusi a assuré que toute personne impliquée dans le décès ou dans la dissimulation et l’abandon du corps devra répondre de ses actes devant la justice.
La police du FCT a également appelé la population à ne pas dissimuler d’informations susceptibles de contribuer à l’enquête. Les investigations se poursuivent afin de déterminer les responsabilités de chacun et d’établir les circonstances exactes du décès.
