En Zambie, la contestation électorale se poursuit sur fond de durcissement judiciaire. Brian Mundubile, principal opposant au président réélu Hakainde Hichilema, a été inculpé de trahison avec 17 autres personnes, selon son avocat.
Arrivé deuxième lors de la présidentielle du 13 août, Mundubile avait rejeté les résultats du scrutin. Recherché par les forces de l’ordre, il s’était finalement rendu jeudi après plus de deux semaines de cavale et avait été placé en détention.
Les autorités zambiennes accusent l’opposant de représenter une menace pour la sécurité nationale. Lors d’une perquisition menée à son domicile au lendemain de l’élection, les forces de sécurité affirment avoir découvert plusieurs armes, dont des fusils.
Makebi Zulu, son colistier et proche de l’ancien président Edgar Lungu, a également été inculpé de trahison. Les deux hommes sont détenus au commissariat central de Lusaka, selon leur avocat.
Mundubile et Zulu rejettent catégoriquement les accusations. Ils dénoncent des allégations fabriquées par les autorités pour les discréditer et réprimer l’opposition.
Une opposition sous pression
Depuis la présidentielle, le climat est particulièrement tendu. Amnesty International a dénoncé des arrestations qu’elle qualifie d’arbitraires parmi les opposants.
La situation s’est encore aggravée après la mort par balle du député d’opposition Mutotwe Kafwaya, tué lors d’une opération des forces de sécurité au domicile de Brian Mundubile.
Pendant ce temps, Hakainde Hichilema, déclaré vainqueur et réélu pour un second mandat, doit prêter serment ce mardi 1er septembre. La cérémonie a lieu alors que la répression postélectorale suscite de nouvelles inquiétudes sur le climat politique en Zambie.
