Destituée de son titre de Miss Cameroun 2025, Harangada Golonga Josiane a pris la parole. Elle a accusé le COMICA de pression, de désorganisation et de surveillance. Ces conditions ont, selon elle, gâché son règne.
La jeune femme affirme avoir envisagé de démissionner seulement deux mois après son sacre. Elle explique avoir été empêchée de collaborer avec certaines personnes en raison de différends opposant le COMICA à d’anciens partenaires ou à d’anciennes reines de beauté. Elle dit également avoir reçu de nombreuses correspondances disciplinaires, parmi lesquelles plusieurs avertissements et une demande d’explications.
Harangada Golonga Josiane assure avoir reçu uniquement trois valises vides de la part du comité et affirme avoir été placée sous écoute téléphonique. Selon son récit, une voix féminine lui aurait déclaré : « Vous êtes sur écoute désormais » à la fin d’un appel avec sa mère. Elle soutient également que plusieurs informations diffusées à son sujet sur les réseaux sociaux provenaient directement de membres du COMICA.
L’ancienne reine de beauté attribue la dégradation de ses relations avec le comité à un différend avec la directrice marketing de l’organisation. Elle explique qu’elle avait remporté le concours avec une vision claire de son mandat, mais qu’elle s’est rapidement heurtée à un manque d’organisation. Selon elle, les déplacements et les événements étaient souvent décidés sans qu’elle en soit informée à l’avance, parfois seulement quelques heures avant leur tenue.
Elle cite notamment le cas d’un festival pour lequel le comité avait conclu un partenariat plusieurs semaines auparavant, alors qu’elle n’en aurait été informée que le jour même, trois heures avant l’événement.
Harangada Golonga Josiane affirme également avoir rencontré des difficultés concernant son encadrement artistique et ses tenues vestimentaires. Elle estime que ces dysfonctionnements ont limité sa capacité à exercer pleinement son rôle et à concrétiser les projets qu’elle souhaitait porter.
L’ancienne Miss affirme avoir été progressivement écartée des activités officielles. Selon elle, les invitations destinées à ses dauphines étaient régulièrement transmises dans les groupes de travail, tandis qu’elle ne recevait pas la sienne. Elle devait donc deviner sa présence à certains événements.
À ce stade, le COMICA n’a pas publiquement répondu à ces nouvelles accusations.
