Évangile du jour : il ne met pas d’obstacle à son amour

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 54-58)

En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. » Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

Les paroles des Papes

Dans la liturgie d’aujourd’hui, l’Evangile raconte la première prédication de Jésus dans sa ville, Nazareth. Le résultat est amer : au lieu de recevoir l’approbation, Jésus trouve l’incompréhension et même de l’hostilité (cf. Lc 4, 21-30). Ses concitoyens, plutôt qu’une parole de vérité, voulaient des miracles, des signes prodigieux. Le Seigneur ne les exauce pas et ils le rejettent, car ils disent le connaître déjà depuis qu’il était enfant, c’est le fils de Joseph (cf. v. 22), et ainsi de suite. Ainsi, Jésus prononce une phrase devenue proverbiale : « Aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie ». Ces mots révèlent que l’échec de Jésus n’était pas totalement inattendu. Il connaissait son peuple, il connaissait le cœur de son peuple, il savait le risque qu’il prenait, il avait pris en compte le rejet. Nous pouvons donc nous demander : mais si les choses étaient ainsi, s’il prévoit un échec, pourquoi va-t-il quand même dans son village ? Pourquoi faire du bien à des gens qui ne sont pas prêts à vous accepter ? C’est une question que nous nous posons souvent. Mais c’est une question qui nous aide à mieux comprendre Dieu. Face à nos fermetures, il ne recule pas : il ne met pas d’obstacle à son amour. Devant nos fermetures, il va de l’avant. Nous en voyons un reflet dans ces parents qui sont conscients de l’ingratitude de leurs enfants, mais qui ne cessent de les aimer et de leur faire du bien. Dieu est comme cela, mais à un niveau bien plus élevé. Et aujourd’hui, il nous invite, nous aussi, à croire au bien, à ne rien négliger pour faire le bien. (Pape François, Angélus, 30 janvier 2022)

Rejoignez notre chaîne WhatsApp et recevez l’actualité en temps réel.

Partager :

Plus d'actualités

Articles Populaires