La FIFA commence à rassembler des soutiens pour son projet de société commerciale dédiée à l’exploitation des revenus de ses compétitions. Après plusieurs réactions hostiles, notamment en Europe, le Mexique a indiqué ne pas être opposé au principe défendu par l’instance mondiale du football.
La Fédération mexicaine de football (FMF) a confirmé avoir reçu, le 28 juillet 2026, une présentation du projet porté par le président de la FIFA, Gianni Infantino. Celui-ci prévoit la mise en place d’un nouveau modèle financier destiné à renforcer les revenus du programme FIFA Forward, un dispositif consacré au développement du football dans le monde.
Dans un communiqué, la FMF a expliqué qu’elle allait analyser les détails de cette proposition avant de prendre une décision définitive. L’organisation mexicaine estime que toute évolution du modèle économique de la FIFA doit être évaluée en fonction de son impact sur le football national.
« La FMF finalisera cette étude et cette analyse afin de prendre la décision la plus favorable au développement du football mexicain », a indiqué la fédération.
Cette position contraste avec celle de plusieurs acteurs du football mondial. L’UEFA et ses 55 fédérations membres ont récemment exprimé leur opposition au projet, allant jusqu’à menacer de boycotter les compétitions de la FIFA si cette réforme était maintenue. L’instance européenne considère que l’ouverture du capital des compétitions internationales à des investisseurs privés pourrait remettre en cause l’équilibre actuel du football mondial.
De son côté, la CONCACAF, confédération dont dépend la Fédération mexicaine, a également affiché ses réserves face à cette initiative.
Le Mexique, qui a accueilli une partie de la Coupe du monde 2026 avec les États-Unis et le Canada, adopte donc une approche plus prudente. La fédération ne soutient pas officiellement la réforme, mais ne ferme pas la porte à une participation au futur mécanisme financier proposé par la FIFA.
Le débat devrait se poursuivre dans les prochains mois alors que Gianni Infantino cherche à convaincre les différentes confédérations et fédérations nationales du bien-fondé de son projet.
