FIFA : l’UEFA exige la démission d’Infantino

La crise de gouvernance à la FIFA franchit un nouveau cap. Selon des informations du Telegraph publiées ce 1er août 2026, l’UEFA exige le départ de Gianni Infantino et menace d’engager une procédure de défiance s’il refuse de quitter ses fonctions.

L’instance européenne affirme avoir perdu confiance dans la direction actuelle de la FIFA. Elle estime que cette défiance est désormais partagée par de nombreux acteurs du football mondial. Les 55 fédérations membres de l’UEFA dénoncent notamment des projets élaborés dans la plus grande opacité, avec des décisions prises dans des délais très courts et sans véritable concertation.

Cette prise de position intervient au lendemain du retrait du projet de FIFA Forward Enterprise, qui prévoyait l’ouverture du capital des activités commerciales de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Contestée par plusieurs confédérations, cette réforme a finalement été abandonnée après une vague d’oppositions et la démission d’un proche conseiller de Gianni Infantino.

Comment un vote de défiance pourrait être déclenché

Si Gianni Infantino refuse de démissionner, l’UEFA envisage de provoquer un vote de défiance lors d’un congrès de la FIFA.

L’organisation européenne dispose de 55 fédérations et pourrait lancer cette procédure en réunissant le soutien d’au moins 43 associations membres. Le vote serait ensuite soumis aux 211 fédérations nationales affiliées à la FIFA.

Pour qu’Infantino soit contraint de quitter son poste, une majorité simple des suffrages exprimés serait nécessaire, soit l’opposition d’au moins 106 fédérations. Un tel scénario reste toutefois complexe, le président de la FIFA bénéficiant traditionnellement d’un important soutien en Afrique, en Amérique du Sud et dans plusieurs fédérations asiatiques, notamment grâce aux programmes de développement financés par l’instance mondiale.

Un scénario inédit pour la FIFA

Depuis la création de la FIFA en 1904, aucun président n’a été renversé par un vote de défiance. Le précédent le plus marquant demeure la démission de Sepp Blatter en 2015, quelques jours après sa réélection, dans le contexte du vaste scandale de corruption qui avait secoué l’organisation.

Élu en 2016 avec la promesse de réformer la gouvernance du football mondial, Gianni Infantino se retrouve aujourd’hui confronté à la plus grave contestation de son mandat. Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour l’avenir de sa présidence et de la FIFA.

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