L’Église catholique du Mozambique est en deuil après l’assassinat de Mgr Osório Citora Afonso, évêque du diocèse de Quelimane. Le prélat a été retrouvé mort par balle à son domicile épiscopal dans la matinée du samedi 6 juin, selon les autorités mozambicaines.
D’après les premiers éléments de l’enquête, des individus non identifiés se sont introduits dans la résidence de l’évêque avant de l’abattre. Une balle l’aurait atteint à la poitrine. Les assaillants auraient utilisé une arme de type AKM.
Le porte-parole du Service national d’enquêtes criminelles du Mozambique a indiqué que les investigations étaient en cours afin d’identifier les auteurs et de déterminer les circonstances exactes du crime. Les enquêteurs ont notamment constaté que les assaillants avaient escaladé le mur d’enceinte de la propriété après avoir neutralisé une clôture électrique qui, selon les premières constatations, était hors service depuis plusieurs semaines.
Cette situation laisse penser que les auteurs connaissaient les lieux et disposaient d’informations préalables sur les dispositifs de sécurité de la résidence.
Une figure importante de l’Église mozambicaine
Membre de l’Institut missionnaire Consolata, Mgr Osório Citora occupait une place importante au sein de l’Église catholique du pays. Nommé évêque de Quelimane en août 2025, il exerçait également les fonctions de secrétaire de la Conférence épiscopale du Mozambique.
Depuis avril 2026, il avait en outre été désigné par Léon XIV comme administrateur apostolique intérimaire de l’archidiocèse de Beira.
Le président du Mozambique, Daniel Chapo, a exprimé sa profonde émotion après l’annonce du drame. Dans un communiqué, il a qualifié la disparition du prélat de « perte irréparable pour la société mozambicaine » et pour la communauté chrétienne du pays.
Le leader de l’opposition, Venâncio Mondlane, a lui aussi rendu hommage à l’évêque, saluant une personnalité engagée en faveur de la paix, du dialogue et de la réconciliation.
L’assassinat de Mgr Osório Citora provoque une vive émotion au Mozambique, où de nombreuses voix réclament que toute la lumière soit faite sur ce crime qui frappe l’une des figures religieuses les plus influentes du pays.
