Le président nigérian Bola Tinubu a affirmé, jeudi 12 juin 2026, que les forces de sécurité du pays ont neutralisé plus de 13 000 « terroristes » au cours de l’année écoulée. Cette annonce s’inscrit dans le cadre du bilan sécuritaire présenté par les autorités face à l’insurrection jihadiste qui touche plusieurs régions du Nigeria.
Selon le chef de l’État, ces opérations militaires auraient permis une baisse notable des violences dans le pays. Il a notamment indiqué que le nombre de victimes liées à l’insurrection aurait diminué de 81 % depuis son arrivée au pouvoir en 2023. Ce chiffre traduit, selon lui, une amélioration progressive de la situation sécuritaire.
« Plus de 13 000 terroristes ont été neutralisés sur l’année écoulée », a déclaré Bola Tinubu, sans préciser s’il faisait référence à l’année 2025 ou aux douze derniers mois. Cette absence de précision laisse planer une certaine ambiguïté sur la période exacte concernée par ce bilan.
124 000 combattants auraient déposé les armes
Le président nigérian a également mis en avant les résultats du programme de réintégration et de désarmement Safe Corridor. Ce programme a été mis en place pour encourager les combattants à quitter les groupes armés.
D’après ses déclarations, plus de 124 000 combattants et membres de leurs familles auraient déposé les armes depuis 2023 dans le cadre de cette initiative. Le programme vise à faciliter la transition vers la vie civile à travers des mécanismes de déradicalisation, de formation et de réinsertion sociale.
Malgré ces chiffres avancés par les autorités, la menace jihadiste reste présente dans plusieurs zones du pays. Elle sévit en particulier dans le nord-est, où les groupes Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest continuent de mener des attaques sporadiques.
Depuis le début de l’insurrection en 2009, le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et a provoqué le déplacement de millions de personnes. Il a ainsi fragilisé durablement les régions touchées.
Les autorités nigérianes présentent néanmoins ces résultats comme un tournant dans la stratégie sécuritaire du pays. Cette stratégie combine opérations militaires, redditions volontaires et programmes de réintégration.
