Le Niger a adopté un nouveau Code pénal qui durcit considérablement les sanctions contre les auteurs de détournements de fonds publics.
Selon les nouvelles dispositions, toute personne reconnue coupable d’un détournement portant sur un montant d’au moins 200 millions de francs CFA risque désormais la prison à perpétuité. Les sanctions deviennent encore plus sévères lorsque les sommes concernées dépassent un milliard de francs CFA.
Dans ce cas, le texte prévoit la peine de mort pour les auteurs reconnus coupables de ces infractions financières de grande ampleur.
Cette réforme s’inscrit dans la volonté affichée des autorités nigériennes de renforcer la lutte contre la corruption, la mauvaise gestion des ressources publiques et l’enrichissement illicite. Les nouvelles mesures visent également à dissuader les crimes économiques jugés particulièrement préjudiciables aux finances de l’État.
Avec ces nouvelles dispositions, le Niger se dote de l’un des cadres répressifs les plus sévères du continent en matière de détournement de fonds publics.
