Au Bénin, la Police républicaine a saisi 122 kilogrammes de produits pharmaceutiques prohibés au marché de Tangbo, dans la commune de Zè, lors d’une opération menée le samedi 25 juillet 2026. Deux femmes, âgées de 39 et 46 ans, ont été interpellées et placées en garde à vue.
L’intervention a été conduite par le commissariat de l’arrondissement d’Adjan avec l’appui de la Direction départementale de la Police républicaine de l’Atlantique. Elle fait suite à plusieurs renseignements signalant un commerce illicite de médicaments sur ce marché.
Selon les informations communiquées par la Police républicaine, les forces de l’ordre sont intervenues aux environs de 14 heures afin de procéder à des contrôles ciblés. Les agents ont découvert 67 kilogrammes de produits pharmaceutiques interdits en possession d’une première vendeuse. Une seconde suspecte transportait, quant à elle, 55 kilogrammes supplémentaires. Au total, 122 kilogrammes de médicaments prohibés ont été retirés de la circulation.
Les deux femmes ont été conduites au commissariat d’Adjan, où elles demeurent en garde à vue. Une enquête a été ouverte afin d’identifier les circuits d’approvisionnement et les éventuels complices impliqués dans ce trafic. Les enquêteurs cherchent notamment à établir l’origine des produits et à déterminer si d’autres points de vente sont alimentés par le même réseau.
À travers cette opération, la Police républicaine réaffirme sa détermination à lutter contre le commerce illicite de médicaments, un phénomène qui constitue une menace pour la santé publique. Elle invite également les populations à signaler toute activité suspecte susceptible de favoriser la circulation de produits pharmaceutiques frauduleux.
Le trafic de médicaments de rue reste un défi majeur dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les médicaments falsifiés ou de qualité inférieure exposent les consommateurs à des traitements inefficaces, voire dangereux, avec des conséquences parfois graves sur leur santé.
Les investigations se poursuivent afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Les deux personnes interpellées bénéficient, conformément à la loi, de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision de justice.
