Depuis la Suisse, où il suit un séjour pour raisons de santé, le président camerounais Paul Biya a signé, le 3 août 2026, un important décret portant nomination de plusieurs officiers généraux et supérieurs au sein des forces de défense. Cette série de nominations, attendue depuis plusieurs mois, redistribue plusieurs postes stratégiques au ministère de la Défense.
Le décret n°2026/264 concerne aussi bien l’administration centrale que les états-majors et les commandements territoriaux. Parmi les principales décisions figure la nomination du général de division Hippolyte Ebaka au poste de major général de l’État-Major des armées. Le général de brigade Robinson Ndong Agha devient conseiller logistique au ministère de la Défense, tandis que le général de brigade Mesmin Magloire Aristide Eloundou prend la direction centrale de l’administration et de la logistique du Secrétariat d’État à la Défense.
Au sein de l’État-Major des armées, le général de brigade Valère Nka prend le commandement des Écoles et centres d’instruction interarmées. Le général de brigade Assoulai Blama est nommé à la tête de l’École supérieure internationale de guerre. Le général de brigade Wilson Epie Ngome devient inspecteur des forces et le général de brigade Elie Romance Mezui Zo’o prend le commandement de la Brigade d’intervention rapide (BIR).
Le mouvement touche également les régions militaires. Le général de brigade Donatien Melingui Nouma prend la tête de la première région militaire interarmées. Le contre-amiral Hilary Adi Nkweti est nommé commandant de la troisième région militaire interarmées, tandis que le général de brigade Joseph Nouma dirigera la quatrième région militaire interarmées.
Autre nomination remarquée, celle de Raymond Jean Charles Beko’o Abondo. Le commandant de la Garde présidentielle accède au grade de général de brigade. Cette promotion intervient peu après le départ à la retraite du général Hector Marie Tchemo, jusque-là numéro deux de l’armée camerounaise.
Ce remaniement réflète la volonté du chef de l’État de renouveler la haute hiérarchie militaire à un moment où les questions de sécurité restent au cœur des priorités du Cameroun.
